L’oblature : un appel à suivre le Christ dans le monde
Des laïcs, hommes et femmes, seuls ou en couple, choisissent de vivre leur vocation baptismale à la suite de saint Jean, en s’inspirant du même charisme que les frères et les sœurs de Saint-Jean. En s’engageant dans l’oblature séculière, ils cherchent à suivre le Christ au cœur de leur vie familiale, professionnelle, ecclésiale, dans un esprit de prière, de communion et de charité fraternelle.
Une vocation partagée dans l’Église
L’engagement des oblats de la Famille Saint-Jean s’inscrit dans une tradition plus large de l’Église. D’autres familles religieuses proposent des formes similaires : les bénédictins accueillent des oblats liés à un monastère ; les carmes vivent l’oraison au sein de fraternités séculières ; les dominicains et franciscains ont des fraternités laïques bien structurées. Chacun à sa manière cherche à vivre un charisme religieux au cœur du monde. L’oblature selon saint Jean trouve là toute sa place, avec sa tonalité propre de charité fraternelle, de contemplation et de fidélité à la vérité.
Une fraternité en lien avec le prieuré
À Lorient, les oblats sont appelés à former une fraternité locale en lien avec le prieuré. Ce lien, à la fois spirituel et fraternel, nourrit leur vie intérieure et leur écoute de la Parole. Il s’exprime par des temps de rencontre, de prière partagée, d’accompagnement et de réflexion. Chacun est encouragé à porter une présence évangélique dans ses engagements de la vie quotidienne.
Après l’épreuve, une fidélité à faire grandir
La révélation progressive, depuis 2013, d’abus graves, notamment de la part du fondateur, a profondément blessé la Famille Saint-Jean. À Lorient, la fraternité locale a été fragilisée : certains ont encore du mal à croire ce qui s’est passé et ont pris de la distance ; d’autres, trop blessés ou en colère, se sont aussi éloignés. Nous voulons croire qu’il existe une voie médiane, mais aussi reconnaître que chacun a besoin de temps ou accepter que plusieurs ne reviendront pas. Un désir persiste : celui de repartir humblement, dans la clarté, la fidélité à l’Évangile et la confiance en la grâce de Dieu. Il ne s’agit pas d’effacer le passé, mais de discerner ce qui mérite d’être gardé, purifié et transmis. Ce que nous voulons vivre désormais est plus fraternel, plus à l’écoute, moins centré uniquement sur les frères. C’est ensemble, dans une dynamique que nous pourrions qualifier de synodale, que nous voulons avancer.
Une invitation à renouer le lien
Si vous êtes déjà oblat(e) et que, par changement de situation (déménagement, retraite…), ou après avoir pris le temps de traverser et de digérer les événements douloureux évoqués plus haut, vous vous sentez prêt(e) à renouer un lien, vous pouvez reprendre contact avec le prieuré et la fraternité locale. Si vous découvrez cet appel et souhaitez en savoir plus, n’hésitez pas à contacter les frères : vous y serez les bienvenus.